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22 juillet 2026 - (65194)

ECONOMIE

Enquête conjoncture FNTR : légère amélioration au second trimestre 2026

Après une dégradation brutale au 1er trimestre 2026, le transport routier de marchandises (TRM) a enregistré une correction partielle au deuxième trimestre. Cette amélioration intervient après un point bas historique, dans un contexte où les entreprises font face à une équation économique dégradée, marquée par des volumes fragiles, une pression persistante sur les coûts, des marges faibles et une forte incertitude sur la demande.

L'enquête FNTR montre un léger redressement de l'activité récente par rapport au trimestre précédent, des anticipations d'activité moins défavorables et une stabilisation des effectifs de conducteurs. Cependant, tous les indicateurs demeurent inférieurs à leur moyenne de long terme, confirmant que le secteur reste en sous-régime. Par rapport à 2025, la situation est plus préoccupante : la légère amélioration actuelle succède à un choc énergétique et financier qui a lourdement pesé sur les marges et la trésorerie des entreprises. Le moral des dirigeants reste très dégradé, avec 55 % d'insatisfaits (contre 78 % au trimestre précédent).

Pas de relance des embauches

La stabilisation de l'emploi observée est, selon la FNTR « davantage subie que choisie » : les entreprises ajustent leurs effectifs à un niveau d'activité plus faible, sans relancer les embauches faute de visibilité. Les difficultés de recrutement stagnent autour de 39 %, mais ce reflux traduit surtout la fragilité de la demande. Les secteurs clients (industrie, agroalimentaire, bâtiment) n'apportent pas de soutien robuste : le climat des affaires se replie dans l'industrie et l'agroalimentaire, tandis que le bâtiment reste affecté par la faiblesse de la construction neuve. Ce qui limite mécaniquement les perspectives de transport.

Pas d'investissement lourd

L'investissement reste très limité, centré sur le renouvellement du parc sans augmentation de la flotte. Cette prudence s'explique par l'incertitude persistante, la faiblesse des marges et la priorité donnée à la préservation de la trésorerie. Le niveau d'incertitude économique atteint un record depuis 2021, freinant les décisions d'investissement, d'embauche et d'engagement commercial.

Le baromètre FNTR du moral des chefs d'entreprise montre une amélioration relative, mais le niveau d'insatisfaction reste élevé. Les entreprises ne sont plus dans la panique du 1er trimestre, mais demeurent fragilisées, comme en témoigne le niveau élevé de défaillances d'entreprises en France.

Dans l'attente d'une reprise

Le 2e trimestre 2026 marque une stabilisation du transport routier de marchandises à un niveau bas, sans reprise pour le moment. Les entreprises préservent leur outil de production et limitent les risques. Ce qui, selon la FNTR, « ne répond pas aux enjeux de compétitivité, de transition énergétique et de modernisation ». Selon l'organisation, « Restaurer la visibilité économique, sécuriser la répercussion des coûts et accompagner l'investissement apparaissent comme des conditions indispensables pour éviter une fragilisation durable du secteur ».

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